Transferts spectaculaires, nouveaux prétendants au titre et génération de rookies très attendue : la NBA reprend le 20 octobre avec une hiérarchie à reconstruire. Entre les ambitions de Victor Wembanyama, le nouveau visage de Philadelphie et le défi des Knicks, champions en titre, voici les principaux dossiers d’une saison qui promet beaucoup.
Une soirée d’ouverture qui donne immédiatement le ton
La NBA n’a pas choisi une reprise discrète. Le 20 octobre, Boston affrontera Detroit, Philadelphie défiera New York et Oklahoma City retrouvera San Antonio. Trois affiches qui concentrent une bonne partie des enjeux de la saison : l’évolution des Celtics, les nouvelles ambitions des Sixers, la défense du titre des Knicks et la lutte pour la suprématie à l’Ouest.
Le duel entre le Thunder et les Spurs sera particulièrement révélateur. Pas parce qu’un match d’octobre permet de prédire les playoffs, mais parce qu’il opposera deux équipes que les dirigeants de la ligue placent tout en haut de leurs projections.
Wembanyama et les Spurs : le temps des ambitions assumées
À San Antonio, il ne s’agit plus seulement de construire autour d’un phénomène. Il s’agit désormais de gagner.
Après une saison à 62 victoires et une participation aux Finales, les Spurs abordent cet exercice avec un statut nouveau. Dans l’enquête annuelle menée auprès des general managers, San Antonio recueille 50 % des suffrages pour le titre, devant Oklahoma City. Victor Wembanyama est également leur favori pour le trophée de MVP.
Ces projections ne constituent évidemment aucune garantie. Elles disent néanmoins combien le regard porté sur le Français a changé : il n’est plus seulement une promesse exceptionnelle, mais un joueur autour duquel les adversaires doivent organiser leur stratégie.
Le prochain cap sera autant tactique que physique. Comment conserver son influence défensive sans dépenser toute son énergie à réparer les erreurs de ses partenaires ? Comment punir plus régulièrement les prises à deux et choisir les bonnes zones d’attaque ? La progression de Stephon Castle et Dylan Harper sera essentielle pour alléger cette charge. Harper est d’ailleurs le joueur le plus souvent cité par les dirigeants pour réaliser une saison de révélation.
L’arrivée de Tobias Harris et la prolongation de Wembanyama confortent la continuité du projet. Mais cette stabilité s’accompagne d’une difficulté : les Spurs ne surprendront plus personne.
LeBron à Philadelphie, Giannis à Miami : l’été qui a changé la conférence Est
Le mouvement le plus retentissant est l’arrivée de LeBron James aux Philadelphia 76ers, où il a signé pour deux saisons. Philadelphie a également récupéré Jaylen Brown, envoyé par Boston dans un échange impliquant Paul George.
Avec LeBron, Brown, Tyrese Maxey et Joel Embiid, les Sixers disposent d’un assemblage de talents qui impose de les prendre au sérieux. Mais le véritable sujet ne sera pas le prestige des noms. Ce sera leur complémentarité : qui organise, qui accélère, qui accepte de jouer sans ballon et comment conserver un équilibre défensif ?
La disponibilité d’Embiid et la gestion de LeBron seront nécessairement déterminantes. Le plafond paraît élevé ; la capacité à l’atteindre pendant plusieurs séries de playoffs reste à démontrer.
À Miami, Giannis Antetokounmpo a quitté Milwaukee pour rejoindre Bam Adebayo. Le Heat a notamment cédé Tyler Herro, Kel’el Ware, Jaime Jaquez Jr. et Kasparas Jakučionis dans l’opération.
L’association Giannis–Adebayo offre une perspective défensive redoutable. En attaque, elle pose une question tout aussi évidente : comment ouvrir suffisamment le terrain autour de deux intérieurs aussi influents ? Les arrivées de Klay Thompson et Tim Hardaway Jr. répondent à cette nécessité de disposer de menaces extérieures.
Boston et Milwaukee commencent, à l’inverse, une phase de redéfinition. Les Celtics doivent réorganiser leur équilibre après le départ de Brown et l’arrivée de George. Les Bucks entrent dans l’après-Giannis avec de nouveaux joueurs à développer et une identité à reconstruire. Ces opérations sont officialisées, et ne relèvent plus de la rumeur. Source : NBA — bilan des transactions
Knicks, Thunder et nouveaux outsiders : qui peut vraiment jouer le titre ?
Les Knicks n’ont pas à démontrer qu’ils peuvent aller au bout ; ils doivent maintenant prouver qu’ils peuvent recommencer. L’enquête des dirigeants les place encore en tête des projections à l’Est.
À l’Ouest, Oklahoma City reste une référence. Le Thunder figure juste derrière San Antonio dans les votes pour le titre. Shai Gilgeous-Alexander restera naturellement au centre des attentes, mais l’évolution de la rotation sera également à observer après les départs de Luguentz Dort, Aaron Wiggins et Isaiah Joe.
D’autres équipes méritent une attention particulière :
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Minnesota, qui a associé LaMelo Ball à Anthony Edwards. La création et la qualité de passe de Ball peuvent enrichir l’attaque, à condition de trouver le bon partage des responsabilités.
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Les Lakers, désormais organisés sans LeBron autour de Luka Dončić et Austin Reaves. L’arrivée de Walker Kessler apporte un point d’appui intérieur dont l’association avec Dončić sera particulièrement intéressante.
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Toronto, qui a fait revenir Kawhi Leonard et l’associe à Scottie Barnes. Un pari dont la portée dépendra largement de la disponibilité de Leonard.
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Denver, où Nikola Jokić reste une référence et où DeMar DeRozan apporte une option supplémentaire de création offensive.
Il faut distinguer les candidats déjà installés des équipes intrigantes sur le papier. Les Spurs, le Thunder et les Knicks disposent de repères collectifs récents. Les nouvelles associations devront encore construire les leurs. Sources : TSN, NBA
Draft 2026 : quatre rookies au centre de l’attention
La nouvelle promotion arrive avec quatre noms particulièrement attendus :
AJ Dybantsa, premier choix de la draft, rejoint les Washington Wizards.
Darryn Peterson, sélectionné en deuxième position par le Utah Jazz.
Cameron Boozer, troisième choix, évoluera aux Memphis Grizzlies.
Caleb Wilson, quatrième choix, rejoint les Chicago Bulls..
La course au Rookie de l’année ne se résumera pas au talent brut. Le temps de jeu, les responsabilités et le contexte collectif compteront énormément. Un jeune joueur immédiatement chargé de porter une attaque peut accumuler les statistiques ; un autre, dans un rôle plus encadré, peut progresser plus discrètement.
Il faudra donc regarder au-delà des premières compilations : qualité des décisions, adaptation au contact, défense et régularité seront les meilleurs indicateurs.
Les joueurs à suivre, au-delà des principales têtes d’affiche
Dylan Harper — San Antonio. Sa progression pourrait modifier la dimension offensive des Spurs. L’enjeu sera de devenir une solution fiable quand les défenses concentrent leurs efforts sur Wembanyama.
Cooper Flagg — Dallas. Également cité dans l’enquête des dirigeants parmi les candidats à une forte progression, il sera l’un des visages du développement des Mavericks.
Ja Morant — Portland. Son transfert depuis Memphis ouvre un nouveau chapitre. Son talent rend cette relance passionnante, mais sa disponibilité et son intégration dans la rotation extérieure seront décisives.
LaMelo Ball — Minnesota. Son association avec Edwards promet de belles séquences. Le test sera de convertir cette créativité en une attaque efficace et disciplinée.
Jaylen Brown — Philadelphie. Au-delà du changement de maillot, son rôle mérite l’attention : il doit apporter son impact sans que l’abondance de créateurs ne brouille les responsabilités.
Luka Dončić — Los Angeles. Le départ de LeBron clarifie le centre de gravité des Lakers. La question devient celle de la qualité du collectif construit autour de lui. Sources : TSN, The Sporting News
Les Français : Wembanyama en tête, mais plusieurs trajectoires à surveiller
Le basket français ne se résume pas à la candidature de Wembanyama au MVP. Alexandre Sarr, Zaccharie Risacher et Moussa Diabaté font également partie des joueurs dont la progression sera particulièrement scrutée.
À Washington, Sarr doit continuer à affirmer son influence et trouver sa place dans un effectif renouvelé. À Charlotte, Diabaté aura pour enjeu de transformer son activité intérieure en rôle durable.
Pour Risacher, le changement est plus net : son transfert d’Atlanta à Dallas est officialisé. Nicolas Batum a notamment souligné l’intérêt de sa nouvelle utilisation en présaison, avec davantage de déplacements sans ballon, de courses et de sorties d’écran. C’est un axe prometteur, pas encore une conclusion : la saison régulière dira si cette utilisation s’installe réellement.
Pour ces joueurs, le bon indicateur ne sera pas seulement la moyenne de points. Ce sera aussi la confiance du staff, la présence dans les fins de rencontre et la capacité à rester utiles quand le tir ne rentre pas.
Les rendez-vous à retenir
La reprise du 20 octobre sera suivie du début de la NBA Cup le 30 octobre. Les affiches de Noël offriront ensuite un premier point d’étape, notamment avec Spurs–Knicks et Sixers–Lakers.
Pour le public français, une date ressort : le 14 janvier 2027, San Antonio affrontera New Orleans à l’Accor Arena, avant une autre rencontre entre les deux équipes à Manchester.
Après la trade deadline du 11 février et le All-Star Weekend de Phoenix du 19 au 21 février, la saison régulière se terminera le 11 avril. Le play-in est programmé du 13 au 16 avril.